Le Ministre d’Etat BIO TCHANE lance une table ronde sur l’initiative P20

Le rapport 2019 sur l’initiative P20 est désormais disponible. Il a fait l’objet d’une table ronde, ce jeudi 21 novembre, à Cotonou. Il permet aux parties prenantes de faire le point des progrès réalisés et de s’approprier, une fois encore, leurs rôles et responsabilités dans la définition et la mise en œuvre des politiques publiques.

Des données précises et concises en matière de mise en œuvre de l’Initiative P20 au Bénin, sont disponibles et consignées dans le rapport national 2019 sur ladite initiative. Intitulé « Les données pour ne laisser personne de côté», ce document a été au centre de la table ronde tenue, hier, entre les acteurs impliqués dans la réalisation des P20. Ces assises ont permis aux participants, venus de plusieurs structures publiques, parapubliques et privées, de mieux comprendre comment suivre l’évolution des plus pauvres du Bénin, et adapter les politiques nationales et internationales pour qu’elles répondent mieux à leurs besoins. C’était aussi l’occasion pour chacun des participants de s’imprégner de leurs rôles et responsabilités dans l’accomplissement des P20.

Le rapport permet également aux parties prenantes d’évaluer dans quelle mesure l’approche P20 est susceptible d’éclairer sur les enjeux infranationaux, notamment dans les départements de l’Alibori et du Borgou.

« Cette table ronde s’inscrit dans la poursuite des travaux engagés par le Bénin et la Suisse lors du Forum de haut niveau de juillet 2018 où les deux pays ont partagé (…) leurs expériences en matière d’inclusion des 20 % les plus pauvres », a déclaré le directeur général de la Coordination et du suivi des Objectifs du développement durable (Odd), à l’occasion du lancement officiel des travaux. A en croire Magloire Aguessy, c’est ce partenariat entre le Bénin, la Suisse et l’Ong Development initiatives qui a abouti à l’élaboration du rapport dont les conclusions ont été passées en revue, puis enrichies, mercredi 20 novembre dernier, à la faveur d’un atelier technique. Après avoir apprécié la qualité du contenu du document, il estime qu’en adoptant l’Initiative P20, le Bénin fait figure de pionnier en Afrique. Raison pour laquelle «Nous devons travailler pour une large appropriation par tous les acteurs et une responsabilisation des collectivités locales afin de répondre présents au rendez-vous de 2030 », préconise Magloire Aguessy. Un avis que partage le gouvernement suisse représenté à l’occasion par la directrice générale de la Coopération suisse au Bénin, Dr Valérie Liechti.

« La présente table ronde est l’occasion pour l’ensemble des parties prenantes, gouvernement, collectivités locales, société civile et agences de développement, de se donner la main pour mieux capter les inégalités à travers des données désagrégées et de qualité », a-t-elle signifié. Plus loin, Dr Valérie Liechti salue le travail qu’abat l’Ong Development initiatives, et réaffirme l’engagement de son pays à contribuer à la réalisation de l’Agenda 2030.

Tous les pays du monde sont engagés pour l’atteinte des Odd. Mais la question qui se pose, selon le ministre d’Etat et du Plan, Abdoulaye Bio Tchané, c’est comment y arriver ; et ceci, le plus vite possible. Mais après s’être imprégné des dimensions du P20, le Bénin a compris que c’est une manière d’accélérer les pas vers l’atteinte des Odd, explique-t-il. Occasion pour lui de rappeler les actions et les réformes mises en œuvre par le Bénin et qui sont en lien avec l’Initiative P20, qui appelle à «Ne laisser personne de côté». « Nous travaillons donc (…) à atteindre 49 cibles d’ici 2030 » même s’il reste à faire notamment dans les secteurs tels que la santé publique et l’éducation, a indiqué Abdoulaye Bio Tchané, dont le discours a marqué l’ouverture de cette table ronde.

Notons que l’Initiative P20 cordonnée par l’Ong Development initiatives depuis 2018, est une approche qui vise à « ne laisser personne de côté » dans le cadre de l’atteinte des Odd. «Cette approche novatrice, selon Magloire Aguessy, cible les 20 % des populations les plus pauvres » au niveau national. Elle permet de déterminer dans quelle mesure ces personnes sont prises en compte dans la marche vers l’Agenda 2030. Autrement dit, elle aide les parties prenantes à jauger les progrès réalisés au profit des personnes ciblées en se concentrant sur un petit nombre d’indicateurs, tels que les revenus, la nutrition de même que les registres et statistiques de l’état civil.

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